Au lion de Belfort

 

 

Sortie à la journée au Lion de BELFORT (90)
Jeudi 15 mars 2018

 

 

Pour cette dernière sortie de l’hiver, c’est une visite à nos voisins francs-comtois que nous a concocté notre guide du jour Pierre D.

 

     

Présentation de Pierre DITNER                                      Le circuit du jour

 

Le sentier de la Roselière 

 

 

Nous partons de la commune voisine d’OFFEMONT (4200habitants), empruntant le sentier de la Roselière qui fait le tour de l’étang des Forges en 4kms.
Le temps est couvert, très couvert et c’est sous une fine pluie persistante qui ne va pas nous lâcher jusqu’à l’heure du déjeuner, que débute cette randonnée.

 

Après une rapide présentation, nous réalisons un petit tour de l’étang, classé, pour partie, en réserve naturelle et où nous pouvons apercevoir de nombreux canards colverts, foulques macroules, grandes aigrettes, cygnes qui apprécient l’eau qui tombe généreusement de ce ciel bien chargé.
Une base nautique et des jardins ouvriers bordent les rives.

    Un foulque macroule

 

Le sentier nous conduit assez rapidement vers le fort de la Miotte après une petite montée au pied de la tour emblématique qui culmine à plus de 460 mètres, au-dessus de Belfort.

                La tour de la Miotte   

 

La tour de la Miotte est le vestige d'un ancien château médiéval, qui fut intégré au XIXème siècle dans le fort de la Miotte. Elle était sans doute utilisée comme tour de guet.
Plusieurs fois détruite au fil des guerres, elle subit notamment des bombardements durant le siège de Belfort, en 1870-1871, et durant la Seconde Guerre Mondiale. La dernière reconstruction date de 1947.

 

La tour de la Miotte est aujourd'hui appréciée pour le panorama qu'elle offre.

 

Vue sur la citadelle

 

Toujours accompagnés par l’élément liquide, nous redescendons maintenant vers la ville de Belfort où nous entrons, dans la vieille ville par la porte de Brisach où figurent encore les emblèmes du roi louis XIV.

 

 

 

 

 

 

Également nommée porte d’Alsace, elle a été construite par Vauban en 1687 en hommage au roi soleil : médaillon comportant trois fleurs de lys, un soleil et la devise « nec pluribus impar ».

 

 

 

 

   La porte de Brisach

 

Sur la place, au pied de la citadelle et du Lion se trouve plusieurs bâtiments anciens de la ville : la cathédrale saint Christophe, la préfecture, les tribunaux et de nombreuses anciennes casernes structurant le paysage urbain avec les fortifications encore très présentes.

 

Cathédrale Saint Christophe                                La Savoureuse 

 

Nous allons un peu flâner le long de la Savoureuse qui traverse la ville avant d’emprunter les escaliers, puis un passage souterrain pour monter à la citadelle.

 

Montée à la citadelle                                                Entrée de la citadelle  

 

C’est le  traité de Paris de 1814 qui obligea la France à démanteler la forteresse de Huningue, ce qui plaça Belfort en première ligne sur le chemin des invasions. Le général Haxo fut donc chargé de remanier les fortifications. Le chantier débuta en 1817 pour finir en 1842. Le château fut transformé en citadelle. Autour de la cour d'honneur furent construites, entre 1819 et 1826, sur le côté Est, une série de casemates d'artillerie (occupé actuellement par le restaurant) et, sur le côté Ouest, une nouvelle caserne en grès rose (l'actuel musée). Les fortifications extérieures de Vauban furent incluses dans une nouvelle enceinte continue, formant l'actuel quatrième fossé, et une nouvelle enceinte intermédiaire, le troisième fossé, fut créé. Une casemate (la casemate Denfert-Rochereau) fut implantée près de l'entrée de la citadelle pour en protéger l'accès et un nouveau bastion fut implanté devant la tour des Bourgeois et la lunette 18 (la numérotation des ouvrages correspond à celle des plans de Vauban). Deux magasins à poudre furent également implantés au sein de la citadelle et les ponts d'accès aux portes de la ville furent fortifiés. La citadelle fut armée par une centaine de canons à l'air libre ou sous casemates et offrait un abri sûr pour plus de 1000 hommes. 

La cour de la citadelle en 1871, à l’issue du siège 

 

La cour de la citadelle, aujourd’hui  

Nous arrivons dans la cour de la citadelle et nous nous réfugions dans les casemates d’artillerie, aujourd’hui transformées en restaurant où nous sommes heureux de nous abriter pour la pause méridienne.

Enfin au sec et …au chaud ! Rando Florival, pour récompenser les courageux marcheurs de cette journée bien arrosée, offre les boissons chaudes ou froides à notre petite troupe.

le groupe dans les casemates d’artillerie

C’est aussi l’heure du garde à vous et de figer dans le grès l’image de ce pette petite escouade.

Étaient présents : (de gauche à droite), Annick, Martine, Éliane, Rosita (assise), Henri, Pierre D., guide du jour, Micheline (assise), Pierre P., animateur.

 

Bien reposée et réchauffée, notre petite troupe s’est rendu après la pause au pied de la citadelle pour admirer le « fameux » lion de Belfort.

 

Le LION 

Cette œuvre gigantesque est l’emblème reconnu de la ville de Belfort partout dans le monde.

Le lion de Belfort est une sculpture monumentale en ronde-bosse du sculpteur alsacien Auguste Bartholdi .Elle représente un lion couché, la patte posée sur une flèche qu'il vient d'arrêter. Il semble visiblement prêt à se dresser et repose sur un piédestal en rocaillage. Cela commémore la résistance de la ville assiégée par les Prussiens durant la guerre de 1870, et à l'issue de laquelle la zone, correspondant à l'actuel Territoire de Belfort, sera la seule partie de l'Alsace à rester française.

            Longue de 22 m et haute de 11 m, ce qui en fait la plus grande statue de pierre de France, elle est constituée de blocs de grès rose de Pérouse (type de grès rouge des Vosges au lieu du calcaire blanc prévu par le conseil municipal de Belfort), sculptés individuellement, puis déplacés sur une terrasse verdoyante et adossée à la paroi calcaire grise de la falaise sous la citadelle. L'œuvre symbolise la résistance héroïque de Belfort menée par le colonel Denfert-Rochereau pendant le siège de la ville par l'armée prussienne, qui dura 103 jours (de décembre 1870 à février 1871). Selon Bartholdi, « le monument représente, sous forme colossale, un lion harcelé, acculé et terrible encore en sa fureur » et « le sentiment exprimé dans l’œuvre doit surtout glorifier l’énergie de la défense. Ce n’est ni une victoire ni une défaite qu’elle doit rappeler ».

            Le projet est initié le 5 décembre 1871 par le conseil municipal de Belfort, et son maire Édouard Meny sollicite en 1872 le sculpteur colmarien Auguste Bartholdi qui a participé à la guerre franco-allemande de 1870 en tant qu'aide de camp de Garibaldi. Il est prévu à l'origine que le mémorial soit érigé sur le « pré Gaspard » (futur « cimetière des mobiles », nom en référence au lieu de sépulture des victimes du siège). Bartholdi réalise différents travaux préparatoires pendant 5 ans, il étudie ainsi les lions au jardin des plantes de Paris). Influencé par son maître Jean-Léon Gérôme qui aimait le gigantisme des sculptures égyptiennes antiques, il s'inspire notamment du Lion de Lucerne du sculpteur Bertel Thorvaldsen réalisé en 1819 et de Brutus, le lion de Jean-Baptiste Pezon, dompteur et directeur de la « grande ménagerie lozérienne » à Paris. Il inscrit son Lion dans le paysage urbain à la manière du land art. Les travaux de terrassement commencent en 1875, la dernière pierre n’est posée qu'en septembre 1879.

            En raison d'un différend entre la ville de Belfort et Bartholdi sur l’utilisation du reliquat de la souscription d'abord locale puis nationale, il n'y eut pas d'inauguration officielle, à cette époque, mais une inauguration orchestrée par Bartholdi et des Belfortains le soutenant. L'artiste finance le 28 août 1880 une illumination de son œuvre par des feux de Bengale. La section de Belfort du Club Alpin Français fait graver la dédicace « aux défenseurs de Belfort 1870 /1871 » sur le socle du Lion grâce aux fonds récoltés par un droit d’accès payant établi en 1890.

            La sculpture à peine achevée, l'image du lion inspire, autant comme modèle que comme caricature, poètes, chansonniers, et sculpteurs (tel Max Ernst qui détourne sa figure dans plusieurs lithographies d'Une semaine de bonté) ; elle est exploitée à des fins publicitaires en cartes postales, assiettes, gravures, montres, miniatures, lessives, épiceries… Bartholdi tolère d'abord cette exploitation puis, devant la profusion des reproductions à partir de 1898, gagne les procès qu'il intente. Mais à sa mort, Belfort est devenue la « Cité du Lion » et ne tarde pas à en faire son emblème.

            La sculpture est classée monument historique le 20 avril 1931.Une réplique du lion de Belfort au tiers, en cuivre martelé, est placée à Paris, place Denfert-Rochereau, et une autre au square Dorchester de Montréal. Le Lion a été officiellement inauguré pour son centenaire, en 1981, puis surtout le 18 septembre 2011, après deux jours de fête et de reconstitutions devant 45 000 visiteurs, par le maire de Belfort Étienne Butzbach à l'occasion des journées du patrimoine de 2011, qui coïncident avec le 130e anniversaire de sa construction. Belfort célébrait également en 2011 le 140e anniversaire de la fin du siège de 1870/1871.

 

Nous terminons cette balade par une dernière montée vers le fort de la Justice.

                  En 1826 fut érigé, sur la hauteur au nord-est de la citadelle, le fort de la Justice. Il s'agit d'un fort bastionné de forme triangulaire prévu pour un effectif de 300 hommes. Il est muni de deux cavaliers d'artillerie prévue pour une vingtaine de canons. Ce fort fut complété en 1831 par le fort de la Miotte. Il est séparé du fort de la Justice par un vallon emprunté par la route d'Alsace. Le fort de la Miotte est également un fort bastionné de forme triangulaire possédant un cavalier d'artillerie pour dix canons. Sur le bastion ouest est érigée une tour observatoire, la tour de la Miotte, un des symboles de Belfort. Cette tour, remaniée en 1886, fut plusieurs fois détruite et, à chaque fois, reconstruite à l'identique. Le fort possède une caserne pour 200 hommes et un magasin à poudre. Son fossé a été entièrement taillé dans le roc. C'est du fort de la Miotte que furent tirées les premières et les dernières salves lors du siège de 1870/1871.

Traversant la N83, nous passons devant le refuge de la SPA avant de retrouver notre petit chemin de la matinée pour redescendre à l’étang des Forges.

 

 

Dans ce petit coin de forêt, notre curiosité est récompensée par la découverte des premières fleurs de ce printemps pluvieux. Nous observons, en effet, plusieurs stations d’hépatiques nobles (Hepatica nobilis) dont on espère qu’elles annoncent les prémisses d’un prochain printemps fleuri

 

 

   Hepatica nobilis

 

Après un dernier tour de l’étang, nous retrouvons nos véhicules, contents de pouvoir enfin rester au sec.

Un dernier petit détour nous conduit sur le site gallo-romain et gaulois situé sur la commune d’Offemont. Il s’agit d’une enceinte celtique, datant de la tène finale (période de l’âge du fer, -750 à -52 avant JC.) présente au lieu-dit « le Bois d’Arsot » sous forme d’un quadrilatère de terre d’une superficie de 2500 m² environ. Un lieu de culte : des traces d’un puits rituel ont aussi été découvertes lors des travaux de construction de l’école voisine du Martinet. Nous nous arrêtons devant un fanum, daté de la période gallo-romaine (Ier siècle), petit temple de forme rectangulaire, dont les fondations sont visibles au bord de la rue Aristide Briand. La rareté d’un tel site a permis sa réhabilitation.

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Le fanum gallo-romain

 

 

Vos animateurs et guides Pierre DITNER et Pierre PRUD’HOMME de RANDO FLORIVAL (photos et commentaires de Pierre DITNER et Pierre PRUD’HOMME)

 

Les détails techniques :


  • Le parcours : OFFEMONT-Sentier de la Roselière-Étang des forges-Fort de la Miotte-Porte de Brisach-Belfort (vieille ville)-La Savoureuse-La citadelle-Le LION- Fort de la Justice-OFFEMONT-Fanum gallo-romain. 
  •  La performance : 13,5km ; 6h15’ de balade (3h20’ de marche effective);320m de dénivelé ; température 3°C; pluie continue jusqu’à 13heures, un peu d’éclaircies l’après-midi ; un peu de vent. 
  • Les participants : (8x) : Annick, Martine, Éliane, Micheline, Rosita, Henri et les deux animateurs. 
  • Les références : Carte IGN, 3621OT TOP 25 1/25000ème BELFORT MONTBÉLIARD.HÉRICOURT Aire urbaine 2000
  • Covoiturage : 100 km A/R, 2 véhicules.
  • Documentation : Wikipédia, Visorando.

 

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